Entretiens de l’Observatoire : Claire Cocatrix – Episode 2

Pour ce deuxième épisode des entretiens de l’Observatoire de la Communication, nous sommes allés à la rencontre de Claire Cocatrix, Directrice conseil en communication, publicité et stratégie à l’agence Mediapilote Flandres Côte d’Opale. Lors de cet entretien, nous avons échangé avec Claire sur la reconnaissance des métiers de la communication, les relations agences-freelances, les relations agences-annonceurs et sur le digital. C’est aussi l’occasion de parler des piliers sur lesquels repose Mediapilote. Dans le premier épisode, Jennifer Savina nous parlait de la transition de la Créative Boutique du modèle “agence” au modèle “consultant”.  Avec Mediapilote, nous sommes cette fois-ci dans le modèle agence de publicité et de marketing.


Bonjour Claire. Pouvez-vous nous décrire le positionnement de Mediapilote en termes de services offerts, la clientèle visée et nous dire quels sont vos éléments de différentiation face à la concurrence ?

Mediapilote est une agence de conseil en communication et en publicité.
Notre promesse : L’agence Drôlement Sérieuse.
Nos Cibles : les entreprises et les collectivités.

Les services que nous proposons à nos clients sont variés :

  • Le conseil stratégique:
    Il faut d’abord commencer par une stratégie bien pensée : prise de brief, benchmark, définition d’un axe stratégique et la définition d’une stratégie des moyens.
  • Conception-rédaction et création artistique:
    Une fois l’axe stratégique bien déterminé, le concept va définir son expression, l’idée créative. La créa va lui permettre ensuite de prendre corps définitivement en traduisant visuellement la stratégie et le concept.
  • La production print et digitale:
    Nous réalisons tous les supports publicitaires pour nos clients, une fois la stratégie définie, le concept et la créa validée.
  • Gestion de projets:
    Nos chefs de projets permettent une vraie articulation entre les intervenants et le respect des délais et des contraintes. Nous pouvons ainsi gérer la totalité des projets, au-delà de nos expertises interne avec des partenaires.

 

 

Quels sont selon toi les piliers sur lesquels repose Mediapilote ?

  • La proximité, grâce à notre organisation en agences réparties sur le territoire.
  • L’expertise grâce à notre nombre (140 collaborateurs, 23 agences en France), notre complémentarité, notre qualification et notre expérience.
  • La modernité, avec une organisation agile et apprenante, un management et des outils basés sur le collaboratif.
  • La pérennité – Mediapilote, c’est 14 Millions d’euros de Chiffre d’affaire. Nous avons une croissance régulière. 20% de nos salariés sont associés aux postes clés. Nous sommes solides, durables et expérimentés.

On assiste depuis plusieurs années à l’essor d’une offre « freelance » sur nos métiers. Alors les freelances ? Plutôt partenaires ou plutôt concurrents ?

Au niveau de l’agence, je considère un freelance comme un partenaire, lorsque cette personne a une réelle expertise différente et complémentaire à celle de l’agence.
Cela nous arrive de travailler avec des freelances et c’est un réel bonheur. Avec nos freelances experts, on écrit de belles histoires.

Là où c’est dangereux, c’est ceux qui se vendent comme des “couteaux suisses”. Entre nous, c’est impossible ! Ils viennent casser l’image de la profession, qui souffre déjà depuis quelque temps.
Notre métier de communicant est exigeant et on doit être exigeant avec soi-même ! Il ne faut pas tomber dans la facilité.

Votre agence est assez éloignée de la métropole Lilloise. Est-ce que cela se traduit en terme de notoriété ?

Lille ou pas Lille, ce n’est pas une question de lieu, mais de la capacité d’une agence, d’une équipe à traiter un sujet. L’avantage chez Mediapilote, c’est qu’à l’heure actuelle nous sommes présents dans 23 villes réparties dans le Nord et l’Ouest de la France !

Au niveau du terrain, il n’y a pas de grande difficulté, cela tient sur la capacité de l’agence à comprendre et traiter des sujets. Cela tient également à son expertise, sa réactivité et la relation humaine avec une notion servicielle élevée.

La difficulté majeure est au moment de la recherche d’un futur prospect sur le web :  80% des internautes en Hauts-de-France cherchent par réflexe sur Google “agence de communication métropole lilloise”.

 

 

D’après nos résultats le personnel des agences considère que leur rôle n’est pas suffisamment reconnu par leurs clients. Comment expliquez-vous cette impression de manque de reconnaissance ? Comment Mediapilote démontre la valeur de ses services ? Que mettez-vous notamment en place pour mesurer les résultats des actions menées pour vos clients ?

Ce manque de reconnaissance est souvent lié à ces notions de “facilité”, de “temps”, “de compétences en face de nous” et “d’argent”.

Nos équipes travaillent, réfléchissent, étudient, analysent pour préconiser le meilleur angle d’attaque quel que soit le sujet.

Chez Mediapilote, la valeur de nos services passe déjà par la notion de proximité rendue possible par nos 23 implantations sur le territoire français.

Nous faisons également partie du groupe COPYLOT, qui regroupe des acteurs de la communication.

Cela permet entre autres à Mediapilote de travailler en collaboration avec ses marques cousines sur le webmarketing, la production de contenus audiovisuel, les études marketing, etc.

Pour nos clients, c’est l’assurance de bénéficier d’un réel laboratoire d’idées à sa disposition et d’avoir des experts dans chaque domaine de la communication.

 

 

Dans l’étude de l’Observatoire, nous avons constaté une baisse d’importance des moyens de communication traditionnels et également que les annonceurs sont de plus en plus adeptes du digital. Quel est votre vision chez Mediapilote de l’évolution des moyens à disposition des annonceurs ?

Oui, c’est vrai, nous faisons de plus en plus de digital, pour plusieurs raisons. Il y a une évolution de la façon de consommer la publicité, la capacité d’être plus précis dans le ciblage, d’adresser le bon message à la bonne personne. Nous pouvons analyser en temps réel les campagnes et les optimiser au besoin.

Le digital reste une bonne chose, mais on peut rester en vase clos. Il ne faut pas oublier les autres points de contact dans une stratégie des moyens. Les médias traditionnels ont toujours leur place et ils évoluent également pour plus de précision.

N’oublions pas que le caractère humain reste la force d’une entreprise.

Quelles évolutions percevez-vous chez vos clients en termes de relation agence/annonceur ? Qu’avez-vous ou qu’allez-vous mettre en place pour y répondre ?

Les annonceurs ne veulent plus forcément recruter à tout va pour leur service communication. Les rôles sont mieux répartis. Tout ce qui touche à la stratégie marketing/communication, la stratégie créative, l’évolution d’un positionnement, la structuration des marques… l’agence à toute sa place.

Quant aux annonceurs, ils pilotent davantages la mise en œuvre opérationnelle (production de contenus de tous types sur les différents moyens de communication), ils ont un besoin de formation plus conséquent pour pouvoir gérer eux même l’animation des outils de communication.

 

 

Les résultats de l’Observatoire de la Communication 2020

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Claire Cocatrix, directrice conseil en communication, publicité & stratégie chez l’agence Mediapilote – Propos recueillis par Simon Brandelet

 Contact : 

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