L’influence n’est pas qu’une affaire de likes et de stories

Influence Place de la Communication

 

La notion de marketing d’influence se limite très souvent à penser qu’il s’agit d’interagir avec des influenceurs sur Instagram, YouTube ou TikTok. Or, l’influence c’est avant tout agir sur sa notoriété, sur sa réputation, en s’appuyant sur son public de prescripteurs. Online ou Offline. Nous voici à l’heure des Relations Publics CS, soit interagir avec l’ensemble de ses publics d’influenceurs : journalistes, youtubers, politiques, organisations syndicales, clients, collaborateurs…

Une stratégie d’influence doit être en phase avec les tendances de société

Récemment, la société CISION a révélé 4 grandes tendances qui émergeront au fil des mois,et pour lesquelles il est nécessaire d’adapter sa posture communicante :

  • L’engagement : consommer c’est voter. Les périodes de confinement et de couvre-feu vécues depuis le 17 mars 2020 ont fait émerger le besoin de se recentrer sur soi et autour de soi. Ce sont les commerces de proximité qui ont été privilégiés par les consommateurs, mais aussi des marques engagées qui ont été plébiscitées. Cette tendance qui s’est accélérée ces derniers mois, va-t-elle survivre à l’après-crise ? Oui et non. Nous devrions assister à une bipolarisation de la consommation : d’une part des citoyens qui auront pris conscience de l’importance de protéger la Planète, et d’autre part ceux qui ont été frustrés par la fermeture des grands centres commerciaux et qui activeront le levier du plaisir retrouvé de consommer coûte que coûte. Il suffit de regarder les files d’attente devant Primark Euralille pour se rendre compte de ce phénomène, suite à une phase de réouverture des magasins en novembre dernier.
  • L’utilité : en quoi ma marque est-elle utile ? Le succès du Made in France était déjà prégnant, mais au-delà de la territorialisation de la marque c’est l’enjeu du “à quoi sert-elle ?” Decathlon était déjà considérée comme une marque proche des gens, mais en développant un masque pour permettre aux salles de sport de reprendre une activité normale elle s’est imposée comme une marque qui fait du bien autour d’elle, qui pense à ses clients et aux clients de ses clients.
  • L’écosystème : plus que jamais, il faut s’inscrire au sein d’un collectif. Lors du 1er confinement, jamais on n’a vu autant de fédérations, syndicats et organisations professionnelles s’exprimer. Du jour au lendemain, les chamailleries de territoires sectoriels ont disparu au profit d’un discours unifié. Ce sont pour les marques des collab’ par exemple, des tribunes co-signées…
  • Le digital : pour continuer à parler avec sa communauté, maintenir de la proximité. C’est un service client renforcé online pour pallier la désertification des points de contact terrestres. C’est le broadcast qui transforme la manière de faire de l’événementiel. Ce sont des marques qui opèrent des opérations de marketing digital avec le budget alloué habituellement aux salons… C’est aussi l’avènement du paiement sans contact. Les pièces disparaissent petit à petit et les petits commerces ont descendu leur plafond d’autorisation. 

Influence Place de la Communication

Vive le Business to People !

Les frontières entre BtoC et BtoB sont devenues poreuses. La facilité de prise en main des devices et l’avènement des réseaux sociaux ont engendré ce phénomène. Que les réseaux sociaux soient considérés comme professionnels ou grand public, ils diffusent un contenu très varié capable d’intéresser tous types de public. Il est fini le temps de penser qu’une entreprise industrielle ne peut communiquer que dans sa presse sectorielle ou sur Linkedin. Son public cible est connecté sur plusieurs plateformes de contenu et confond l’info perso de l’info pro.

Récemment, la Société de Sauvetage en Mer (SNSM) s’est attachée les services d’une agence d’influence pour imaginer une campagne de communication dont le but était d’alerter sur la dangerosité du métier de sauveteur en mer. La SNSM est financée à 80% par des donations privées. Elle a alors engagé des conversations sur Le Bon Coin en mettant en vente 40 objets distinctifs du métier : bouées, gilets, jumelles… Mais plutôt que de vendre simplement les produits, elle a raconté des récits de sauvetage et elle a collaboré avec des influenceurs, comme Jean-Marc Généreux par exemple pour booster la prise de parole. Cette action a été menée en lieu et place du salon nautique, annulé pour cause de COVID.

C’est aussi l’organisation professionnelle des Routes de France qui a initié une opération d’influence avec un collectif de YouTubeurs : “les Woop”. Ce sont 6 humoristes qui réunissent 3 millions d’abonnés sur YouTube et 1 million sur Facebook. Parce que cette organisation avait 3 000 offres de stages et d’alternance non pourvues et que leurs métiers n’intéressent pas les jeunes, elle a décidé d’exploiter des canaux de communication mainstream. Et surtout, le collectif a eu carte blanche. Ce qui a permis à la première vidéo d’être vue 1 million de fois.

Alors par où commencer ?

Définissez dans un premier temps l’objectif de votre campagne. Notoriété, engagement, acquisition… ?

Évaluez où est présente votre cible ? Comment s’engage-t-elle habituellement, via quels canaux conversationnels ? Et ce n’est pas parce que votre public est professionnel qu’il est forcément actif sur Linkedin. Comment s’informe votre cible ?

Proposez-lui du contenu pertinent, capable de l’aider dans son quotidien. Donnez lui des conseils. Recommandez-le…

Par Benoît Renart, dirigeant de Moins par Moins égale Plus

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Crédit image: yemp.co et blog.eminence.ch

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